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Le problème n’est pas ton image. C’est le regard que tu as appris à poser sur toi

Dernière mise à jour : 1 juil.

Pendant des années, j’ai photographié des comédiens, des comédiennes, des chanteurs, des chanteuses, des mannequins.

Des personnes que beaucoup auraient qualifiées de belles.

Moi, je préfère parler d’esthétique.

Parce que la beauté, pour moi, c’est autre chose. C’est plus vaste. C’est subjectif. C’est vivant. C’est énergétique.

Et ces personnes que je trouvais souvent magnifiques avaient presque toutes un point commun.

Elles ne s’aimaient pas vraiment.

Pas assez.

Un nez trop comme ci.


Des pieds pas assez comme ça.

Un ventre qui devrait etre plat

Un menton trop saillant

Une bouche qui devrait avoir une autre forme avec des lèvres ...

Des yeux pas de la bonne couleur.

Des seins trop ceci, pas assez en forme de ...


Et moi, pendant ce temps-là, j’étais en plein apprentissage de l’amour de mon propre corps.

Un corps que beaucoup avaient jugé, moqué, réduit à une protubérance abdominale.

Forcément, ça m’a fait un électrochoc.

Comment est-ce possible ?

Comment des personnes qui font des couvertures de magazines, des personnes que l’image sociale valide comme désirables, peuvent-elles se regarder avec autant de dureté ?

C’est là que j’ai compris un truc essentiel.

Le problème n’est pas l’apparence.

Le problème, c’est le regard.

Pas seulement le regard des autres.

Le regard que j’ai appris à poser sur moi.


Le regard des autres comme fausse piste

Pendant longtemps, j’ai cru que j’avais peur du regard extérieur.


Les critiques.

Les moqueries.

Les haters.

Les commentaires débiles.

Les projections.

Les jugements.


J’ai créé ma chaîne YouTube en 2008. J’ai commencé les vidéos face caméra en 2010.

Et ça a été une thérapie à part entière.

Il a fallu que je fasse la paix avec mon image.

Mais surtout, il a fallu que je voie un mensonge énorme.

Je croyais que mon problème, c’était le regard des autres.

En réalité, le regard des autres servait souvent de diversion.



La vraie question, c’était :

Comment est-ce que je me regarde, moi ?

Je l’ai vu très concrètement.

Je passais un temps fou à essayer de contrôler mon image.

Choisir le bon axe avec ma caméra. Trouver la belle lumière, celle qui me mettrait en valeur.

Le bon objectif, la bonne focale.

La profondeur de champ.

La façon dont mon visage apparaissait.

La façon dont mon corps prenait sa place dans le cadre.

Tout ça, en jouant très bien le rôle du mec qui s’en fout.


Sauf que je ne m’en foutais pas.

Je cherchais encore à maîtriser ce que l’autre allait percevoir.

Je cherchais encore à devenir intéressant.


À devenir acceptable.


À devenir attractif.


Et ça, il faut appeler les choses par leur nom.

Ça s’appelle de la séduction.

Pas la séduction joyeuse, vivante, naturelle.

La séduction comme stratégie de survie.


Celle qui dit :

« Regarde-moi comme il faut, parce que je n’arrive pas encore à me regarder avec amour. »


Et cette séduction-là, à long terme, ne peut pas fonctionner.

Parce qu’elle trahit toujours quelque chose de ton essence.

Elle t’éloigne de ce que tu es vraiment.

Elle te pousse à fabriquer une version de toi censée plaire, rassurer, convaincre, séduire, impressionner.


Mais ce n’est pas toi.

C’est un personnage.

Et le problème d’un personnage, c’est qu’il demande une énergie folle pour être maintenu en vie.



Quand la photo devient un espace de réconciliation

Un jour, une amie comédienne que je trouvais sublime m’a dit, à la fin d’une séance photo :

« Il se passe quelque chose de particulier après une séance avec toi. Je ressens un grand bien être. »

À l’époque, je n’avais pas encore les mots. Je n'avais pas encore fais la paix avec certaines parties de moi et j'ai juste pris ça comme un truc cool sans vraiment comprendre.

il y avait un truc en moi déjà que je ne voyais pas et j'ai mis du temps à comprendre que la photo pouvait être autre chose qu’une image.

Pas juste une belle photo.

Pas juste une photo flatteuse.

Pas juste un portrait qui arrange.

La photo pouvait devenir un espace de réconciliation.

Un miroir moins violent que celui que certaines personnes portent en elles.


Puis, en 2018, il y a eu un basculement.

La mère d’une amie comédienne me contacte.

Elle a 58 ans.

Elle sort son premier album.

Une chanteuse magnifique.

Une voix superbe.

Un vrai talent.

Mais pour vendre son disque, elle découvre qu’elle va devoir se montrer.

Montrer son visage.


Être vue.


Être exposée.

Et là, elle me dit qu’elle se trouve vieille, moche, qu’elle a peur de ne plaire à personne.

Je me souviens très bien de ce moment.

Parce que j’ai compris que la photo pouvait avoir une vertu thérapeutique.

Pas parce qu’elle rend les gens beaux.

Parce qu’elle peut aider quelqu’un à se revoir.

À se rencontrer autrement.

À déposer les vieux jugements.


À traverser la honte.

À retrouver une présence.

À ressentir : « ah oui, je suis là. »


Et peut-être même :

« Je peux être vu sans me trahir. »

C’est pour ça que je dis aujourd’hui que la photo peut être une médecine.

Pas une médecine qui maquille.

Une médecine qui révèle.


La posture, c’est souvent l’imposture

C’est l’un des outils que je propose dans la retraite Oser Rayonner.

Avec Flore, nous avons créé cette retraite pour les personnes qui sentent qu’elles ont quelque chose à offrir, quelque chose à dire, quelque chose à incarner…

Mais qui restent encore retenues par une vieille peur.

La peur d’être trop.


Pas assez.


Pas légitime.


Pas prête.


Pas claire.


Pas belle.


Pas crédible.


Pas validée.

Tu as peut-être appris que tu devais travailler ta posture.

Moi, je vais être direct.

La posture, c’est souvent l’imposture.

La posture, c’est l’ego qui joue au ping-pong avec tes peurs.

Il te dit :

« Tiens-toi comme ça.

Parle comme ça.

Montre-toi comme ça.

Prouve que tu sais.

Prouve que tu es certifié.

Prouve que tu as le diplôme.

Prouve que tu es légitime.

Prouve que tu mérites ta place. »


Et la peur rajoute :

« Tu n’es pas encore prêt.

Tu devrais refaire une formation.

Tu devrais attendre.

Tu devrais mieux communiquer.

Tu devrais demander à quelqu’un de gérer ton image.

Tu devrais devenir une meilleure version de toi-même. »

Mais la légitimité ne vient pas de là.

La légitimité ne vient pas d’un personnage plus propre, plus lisse, plus vendeur.

La légitimité vient d’un endroit beaucoup plus profond.

Elle vient du moment où tu arrêtes de chercher à devenir quelqu’un d’acceptable.

Et où tu commences à habiter vraiment qui tu es.

Oser rayonner, ce n’est pas apprendre à briller plus fort

Oser rayonner, ce n’est pas apprendre à briller plus fort.

Ce n’est pas devenir plus visible à n’importe quel prix.

Ce n’est pas se transformer en produit attractif.


Oser rayonner, c’est arrêter de se cacher derrière une version stratégique de soi.

C’est sentir que ta présence suffit déjà à ouvrir quelque chose.

C’est revenir dans ton axe.


Dans ton corps.

Dans ta voix.

Dans ton regard.

Dans ta vérité.


Pas pour impressionner.

Pour incarner.


Pendant cette retraite, nous utilisons de nombreux outils les constellations alchimiques et familiales pour aller explorer les bloquages qui t'appartiennent et ceux dont tu as hérité. La photo, la vidéo, le corps, la voix, le tambour, les cercles, les pratiques de présence, le travail symbolique, le regard du groupe, le duo masculin-féminin que nous portons avec Flore.


Tout est conçu pour t’aider à traverser ce qui t’empêche encore de te montrer depuis ton essence.

Pas depuis ton masque.

Pas depuis ton rôle.

Pas depuis ta stratégie.

Depuis toi.


Ne laisse plus la peur tenir le volant

Je vais te dire un truc simple.

Si tu attends de ne plus avoir peur pour rayonner, tu risques d’attendre longtemps.

Le chemin, ce n’est pas d’éliminer la peur.

Le chemin, c’est d’arrêter de lui laisser le volant.

Oser Rayonner, c’est une retraite pour celles et ceux qui sentent que quelque chose en eux veut sortir de la cachette.


Artistes.

Thérapeutes.

Accompagnants.

Créateurs.

Personnes en reconversion pro.


Personnes qui sentent qu’elles portent une parole, une médecine, une présence, mais qui n’osent pas encore l’incarner pleinement.

Pas besoin d’être parfait.

Pas besoin d’être prêt.

Pas besoin d’avoir tout compris.

Il faut juste sentir que le moment est venu d’arrêter de négocier avec ta lumière.


Et si tu sens que c’est pour toi, ne laisse pas ton mental transformer cet appel en débat administratif. N'hésite pas à nous appeler ou à envoyer un email, nous répondons à tout le monde.


Parfois, le corps sait avant la tête.

Et parfois, il suffit d’un vrai oui pour changer de monde.

Si tout ça te touche, sache qu’Une proposition est en gestation pour toi …


 
 
 

Commentaires


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